Les ESN (ex SSII)

Je crois bien qu’elle n’ont pas l’admiration de grand monde :slight_smile:

Excepté peut-être de certaines grosses boutiques qui loue des développeurs au kilo en croyant faire un bonne affaire sur des profils pas cher. Comme le référentiel interne de certaines grosse boites en terme de qualité et de délais de livraison est complètement “what-the-fuck”, ils ne voient pas de différence entre une personne efficace et un “baltringue”. :warning: Attention, c’est dangereux pour la personne efficace qui ne comprends plus a quoi ça sert de bien travailler et qui peut s’encrouter.

Si tu veux entrer dans les pires ESN: on te demande si tu connais un soft, tu dit oui. Tu rentre chez toi, tu te forme en 2H pour connaitre les bases et le vocabulaire. Tu est convoqué pour faire le test technique que tu passes haut-la-main. Tu ira ensuite faire des claquettes chez le client final qui sera ravi de voir un “expert” crédible car il connait le vocabulaire.

Le bon coté des ESN, c’est que c’est extrêmement formateur pour les débutants dans l’apprentissage du: “démmerde-toi”. Tu aura l’occasion de te perfectionner techniquement si tu as la chance d’être dans une bonne équipe. Tu aura la chance de t’entrainer à faire de la politique et à voir les jeux politique que l’on pratique dans ses environnements. Et tu aura la chance d’être heureux de donner ta démission.

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LOL
Le “démerde-toi” (quand ils disent qu’ils cherchent des gens “autonomes”, c’est là ce que je comprends !) c’est exactement ce que je fuis.
Je cherche des gens qui te forment un minimum. Comme le compagnonage dont parle ce forum. Ca c’est vraiment cool !
Travailler en équipe, en bonne entente, contents de se retrouver le lundi pour CREER quelque chose d’enrechissant !

C’est je pense un lot de consolation qui est plutot a eviter. On peut avoir un mentor qui quand tu peux une question va te dire “Cherche par toi meme pendant 2h. Puis apres on en parle”.

Je vais etre sans nuance, mais les SSII y’a rien de bon a en tirer, ce sont des structure a fuir

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Après il y a ESN et ESN, pour en avoir fait deux de suite. L’une se foutait totalement des consultant tant qu’ils étaient placé, s’en foutait de ton contrat de travail, bref la caricature de l’usine à viande. L’autre fait clairement du mieux qu’elle peut pour former, suivre et aider les consultant à apprendre et évoluer.

C’est une question de volonté personnellement quand je cherche du travail notamment dans une ESN je demande ce qu’il existe concrètement pour la monté en compétence. En général quand la personne ne sait pas quoi me répondre en face je sais que son discours est totalement faussé. Après quand je voie qu’ils y a de nombreux jours de veille hors client, des formations assurées, du suivit par un non commercial ben je me dis qu’ils vont dans une voie que je trouve plus juste.

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Merci Damy pour ce conseil. C’est très intéressant. Je pense que cela m’aidera. :grinning:

Je vous trouve très trancher avec les ESN.

Notamment car le terme ESN, feu SSII, est parasité par ceux qui se comportent comme des “agences d’intérim” uniquement. Et c’est ces ESN que vous critiquez à raison.

Mais parmi les ESN, il y a aussi des agences, qui vont tendre à (essayer de) porter des projets, avec des objectifs, des engagements, généralement avec des équipes chez eux (vs une personne seule chez le client) etc…

Il convient de bien distinguer les 2. Elle ne propose pas la même chose à leurs clients et, de fait, à leurs collaborateurs.

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Oui comme dans beaucoup de domaines, on ne peut pas faire de généralité. Le problème vient des sociétés qui privilégient la quantité à la qualité, en tirant les tarifs vers le bas.

Le problème @jygastaud c’est que les ESN que tu décris sont en minorité.
Du fait c’est l’exception…

Il y a en effet de bonnes ESN (j’ai travaillé dans une et ça s’est globalement bien passé), par contre quand je critique les ESN personnellement je vise également le modèle de prestation Français.

J’en peux plus du modèle où tout le monde est presta, les turns overs importants, les projets en mode YOLO car il n’y a aucune connaissance en interne… le tout encouragé par les ESN (et certains freelances d’ailleurs, certains “experts” vont pousser les dernières technos pour se faire un C.V et quitter le projet au bout de 6 mois, facile quand on ne voit jamais les conséquences de ses choix) qui peuvent comme ça placer plein de monde.

Personnellement c’est ça qui m’a fait quitter le monde de la prestation, pas ma ESN.

Je rajouterai que de base les ESN et les clients ont des objectifs contraires:

Le client: Avoir un projet qui marche avec un coût raisonnable.

L’ESN: Placer du monde, faire trainer, facturer des jours. Donc plus on monte des usines à gaz, moins ça marche, mieux c’est pour l’ESN.

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Not all ESN ! Oui mais non, franchement on ne va pas s’embêter pour les 3 ESN qui on code de bonne conduite acceptable.

Les SSII c’est toxique pour le chef de projet en interne qui tente de remplir ses objectifs alors qu’il n’a quasiment pas de ressource en interne. Habituellement entre les délais, la qualité et les coûts, il a toujours un facteur qui saute.

C’est Toxique pour le développeur/consultant, car il est juste trimballé de mission en mission sans aucune raison autre que la passion pour s’impliquer un minimum dans ce qu’il fait. Il ne peut pas compter sur ses propres collègues car 80% des gens qui postule en SSII sont acceptés peu-importe leur CV.

Les seuls content de ce système sont les dirigeants qui on transformer leurs salariés en « Ressource » donc de l’OPEX en CAPEX.

Les GAFA qui n’ont même plus besoin de développer plus leur branche service parce que ces entreprises s’occupent de tous pour eux.

Et enfin le mec qui a créé la dite ESN pour la revendre à une plus grosse

Les 2/3 « avantages » des SSII c’est de la pisse qu’on vous fait prendre pour de la pluie.

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Dans la vie tout n’est pas tout blanc ou tout noir. Il y a je suis sur plus de 3 ESNs qui sont bonnes. Oui, ce n’est pas la majorité, mais c’est une partie quand-même non négligable. J’ai connu de très mauvaises ESNs toxiques, mais aussi de très bonnes.

Ok, beaucoup de clients en abusent et on un ratio consultant / interne très mauvais. C’est encore un autre soucis très Français.

J’ai connu des ESN comme tu le décris, mais on est pas sur une généralité. J’ai toujours choisi mes missions (techno / clients) et globalement le type (missions longues / courtes).

Autant oui, j’ai connu des ESNs qui acceptait tout le monde autant, ben là j’en voie qui accepte moins de 23% des candidats…

Dans une usine ton salarié peut aussi être considéré comme une ressource comme partout, on dit bien ressources humaines. C’est généralisable à tout, même quand le salarié est à son compte. Il sera toujours dépendant d’un “client” qui va utiliser cela comme une ressource.

Pour ce qui est des GAFAM, c’est clairement pas les seuls, tout les fournisseurs de produit compte sur des réseaux pour assurer et maintenir ça chez le client. Pour t’en citer quelques uns hors GAFAM : Gitlab, Scaleway, OVH… C’est pas nouveau et c’est une grosse partie de l’informatique depuis des dizaines d’années et pour le coup, je voie pas trop le soucis globale.

Alors oui, certains créer des ESNs pour les revendre comme toutes les boites en faite. J’ai eu le cas en interne ou la boite a été revendu car elle avait gagnée assez de valeur, c’est pas spécifique aux ESNs :wink:

Je ne dis pas que les ESNs sont un type de société miracle ou autre. Je veux juste soulever que parmi la masse il y a un bon nombre qui font des choses sympa et que beaucoup de comportement que du décrit se retrouve aussi dans des boites très classiques.

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Le but de l’ESN et du client pourrait être totalement alignés. Le client veut avoir un projet qui marche avec un coût raisonnable. On va considérer que le projet marchera (même si ce n’est pas toujours vrai). Il reste à définir un « coût raisonnable ». Il se peut qu’en réfléchissant d’une certaine manière, le coût d’une ESN soit largement plus raisonnable que le coût de salariés.

  • une fois ton projet en production, tu n’as plus besoin d’autant de monde pour la maintenance, alors tu fais quoi de ces gens en trop ?
  • par ailleurs, les technologies évoluent sans cesses, prendre une ESN, c’est avoir de la ressource qualifiée sans avoir à la former (ce n’est pas forcément la réalité, mais c’est ce que vend le commercial).
  • d’un point de vue RH, un salarié est plus complexe à gérer qu’un prestataire, un prestataire est donc moins cher.

Voilà pourquoi les ESN ont un bel avenir auprès des monstres du CAC40. Et voilà pourquoi les CAC40 sont heureux de bosser avec des ESN. Pour des société de taille plus modeste ou des société ou la technologie est le coeur de métier, ce ne sera pas le même raisonnement.

Bien sûr un mec embauché pour faire un job, qui aime son job et qui crois dans sa boutique sera bien plus efficace qu’un mec payé au lance pierre par une ESN et qui se fout complètement de ce qu’il fait.

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Je travaillais pour de très grosses boîtes quand j’étais en SSII et clairement les boîtes type CAC40 c’est les vaches à lait des SSII.

Chez beaucoup de grands groupes il n’y a plus de connaissances internes donc les SSII peuvent vendre n’importe quoi.
Un projet CRUD peut être vendu en mode “il faut 10000 jour-homme la première année, une infra énorme etc…” alors qu’en fait 5 personnes pas trop mauvaises pourraient réaliser le truc. Sauf que le client est sur la lune et n’a aucune idée de quoi on lui parle, et de toute façon il a du cash donc il va signer (et puis gérer un projet avec beaucoup de monde c’est bien vu par les chefs).

J’en discutais avec des collègues parfois, la tentation de passer du côté obscur (passer freelance, et vendre nimp avec des gros TJM à des boites du CAC40) est forte chez certains :wink:

Je demandais souvent “mais pourquoi on tourne à 95 % de prestas ?” quand j’étais dans un grand groupe français de l’énergie. Réponse: “l’informatique n’est pas notre coeur de métier”.
=> Les types déploient 30 millions de compteurs connectés, ont plusieurs datacenters, tout le service client se fait online etc… mais l’informatique c’est pas leur coeur de métier ? :roll_eyes:

Demandez autour de vous, je suis sûr que vous avez de la famille/des amis non technique dans des grosses associations, des grosses entreprises et services publics etc… Les grosses SSII se goinfrent et généralement ça marche jamais (des exemples à base de “notre base utilisateur est gérée par Atos, ça coute 10 millions par an et à chaque bug/évolution on doit repayer” je peux en citer des tonnes).

Pour répondre à tes questions:

une fois ton projet en production, tu n’as plus besoin d’autant de monde pour la maintenance, alors tu fais quoi de ces gens en trop ?

Les grands groupes ont des centaines/milliers de prestas en permanence (rien qu’où j’étais on devait être un truc comme 400 prestas dans le bâtiment, surement plus), il y a toujours des projets. Avoir une équilibre interne/presta (75/25 %) suffirait pour ajuster selon ce qui se termine/recommence.

par ailleurs, les technologies évoluent sans cesses, prendre une ESN, c’est avoir de la ressource qualifiée sans avoir à la former (ce n’est pas forcément la réalité, mais c’est ce que vend le commercial).

Ce que vend le commercial oui :wink:

d’un point de vue RH, un salarié est plus complexe à gérer qu’un prestataire, un prestataire est donc moins cher.

En effet les services RH qui veulent pas faire leur boulot est aussi un problème en France ^^

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Les entreprises du CAC40 (comme toute entreprise coté en bourse) fonctionnent avec beaucoup d’externes pour jouer sur le rapport CAPEX/OPEX.

Passer par une ESN n’est clairement pas moins cher mais c’est beaucoup plus flexible, surtout dans un pays comme la France où le code du travail est très protecteur envers le salarié. En ces temps de COVID, beaucoup d’entreprises se sont débarrassées de leur masse “externe” pour réduire les couts en attendant le retour des beaux jours.

En théorie un consultant issue d’une ESN devrait apporter une expertise avancée mais dans les faits ce n’est pas toujours le cas, pour moi la raison est assez simple, les ESN embauchent beaucoup de jeunes diplomés sans experience pour les refourger à des clients qui ont juste besoin de mains supplémentaires et/ou qui ne veulent pas y mettre le budget, ces jeunes diplômés après avoir passé quelques mois/années dans des missions totalement inintéressants se retrouvent promulgués au rang de médior ou sénior consultant sans avoir eu d’expériences significatives.

Un autre phénomène que je constate, c’est les ESN qui forment beaucoup en interne, notamment sur les techno à la mode, pour après arroser le marché de leur consultants experts, sauf que je suis d’avis qu’une certification ou une formation en interne cela ne vaut pas l’expérience acquise sur le terrain. C’est d’ailleurs les commerciaux de ces boites là qui essaient de refourguer les techno hypes du moment sans se demander si c’est vraiment dans l’intérêt du client.

Après, on peut aussi dire tout autant de mal des équipes internes chez certains clients, notamment les grosses structures. On retrouve souvent des organisations avec des façons de travailler artisanales ou d’un autre temps, des silos dans tout les sens, des environnements très procéduriers, des gens réfractaires aux changements, de la politique interne et des guéguerres entres équipes, un manque d’implication flagrant et un travail “en mode fonctionnaire”.

Personnellement, j’ai fais la majeure partie de ma carrière dans des startups et j’ai encore aujourd’hui parfois beaucoup de mal à m’acclimater au monde des ESN et des grandes entreprises.

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Oui tous n’est pas blanc ou noir, mais c’est fatigant de travailler dans un paysage informatique ou globalement ca se passe comme ça. Il a des exceptions, chacun voit midi a ma porte, moi je sais qu’a ma porte, il n’y a pas de SSII. C’est clivant comme position j’entends bien, mais au moins ça fera peut-être réfléchir certain débutant sur ce qu’est une SSII et pourquoi il faudrait a tous pris les éviter.

Un des problèmes c’est en gros l’affiliation des SSII, c’est-à-dire que la SSII ne va pas forcement de proposer ce qui est le mieux pour toi, mais ce qui est le mieux pour elle. Le client final croit qu’il a en face de lui un expert qui va l’aider à faire son choix. En réalité la SSII est plus drivée par quel programme de partenaire est le plus rentable. C’est comme si le vendeur Darty touchait une commission a chaque vente de Lenovo, toi en tant que client tu pense que le vendeur est là pour te conseiller, alors qu’en fait il a une asymétrie d’information entre toi et le vendeur.

Hate the game not the player. Je suis d’accord et je n’ai rien contre les mecs qui font ça, ils on bien compris le système et donc en profite c’est normal. Je serai à leur place je ferai sans doute la même chose.

Absolument d’accord. Y’as pas de vision, l’expertise ce sont des juniors qui ont lu la doc du produit la veille.

Car la majorité des mecs en interne avant on fait quoi ? Des SSII…

Je suis chez un éditeur et franchement je sens la sclérosassions de la structure, je sens l’ADN de la boite qui qui était avant une branche de SOPRA, c’est horrible. Les SSII et leur méthodologie pourrisse tout le marché français, voir européen avec le nearshore.

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Le management en SSII est objectivé sur le CA et la marge. Point barre. Les autres indicateurs sont relégués au second rang, avec une satisfaction client priorisée au regard de celle des collaborateurs.

Donc en gros, vous pouvez tout à fait tomber dans une boite avec un mindset et un management empathique mais la réalité des objectifs les ramène très rapidement à la dure réalité (ie. un manager qui créé une super ambiance et réduit son attrition au max mais ne fait pas ses chiffres sera juste débarqué).

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